Le PUC, en lettres capitales !

C’est le club organisateur des 6H de Paris, qui se dérouleront cet été le 2 août sous l’égide de la FFRS. Mais le Paris Université Club est bien plus que cela.

La section vitesse, fondée en 2001 par Caroline Jean, Thibault Besson et Jean-François Curutchet, compte (ou a compté) dans ses rangs des patineurs comme Caroline Jean, Marine Thiébault, Angélique Pointard, Ghizlane Samir, Marie Bodilis, Philippe Renard, Nicolas Duval, Christophe Martinet, Yannick Meilladec, Guy Caillère, Thibault Dejean ou encore Antoine Lesavre. Une belle brochette de grands marathoniens, coachés au départ par Caroline Jean, issue de la « filière traditionnelle » et qui venait de passer, à l’époque, par le team Salomon…

« Le fonctionnement au PUC est atypique, explique Goyan Romano, l’un des entraîneurs du club. Après avoir essayé le format classique au début de la section avec un seul entraîneur pour chacun des deux groupes de niveau, nous avons progressivement glissé vers plusieurs entraîneurs pour plusieurs cours. Cela permet notamment de former en interne des patineurs désireux de transmettre et aussi de soulager l’entraîneur principal qui ne peut parfois pas prendre en charge trois, quatre, voire cinq séances par semaine ! » Tous les entraîneurs sont des bénévoles : Goyan Romano donc, mais aussi Christophe Galant et Stéphane Puybareau qui coachent les groupes Init’vitesse et Intermédiaires, ainsi que Simon Gérard, secondé par Caroline Jean, qui coachent les groupes Compétition et Intermédiaires. Par ailleurs, il faut noter la présence d’entraîneurs diplômés par la Fédération, les anciens BE1 et 2 sont devenus des diplômés DEJEPS roller skating, de quoi assurer plus de qualités et de conforts aux entraînements.

« Nos groupes vitesse fournissent le plus grand nombre de licenciés au PUC Roller, lance Goyan : c’est notre discipline majeure. Les groupes oscillent entre 60 et 70 patineurs de vitesse en fonction des années, sur 120 patineurs au club (25 Rando-loisirs et 25 slalomeurs). » Pour l’instant, l’effectif est stable, mais l’ambition est de le faire grossir un peu. « Nous proposons trois niveaux de patineurs, explique-t-il : Init’vitesse, Intermédiaires et Compétition. » Il y a un cycle de présence entre 3/5 ans avec des noyaux qui se constituent : certains restent, d’autres partent. Mais il s’agit d’un public majoritairement d’adultes, souvent de passage…

« A la frontale à Longchamp »

A club parisien, horaires parisiens ! Les entraînements se déroulent tous les mardis, mercredis et jeudis de 20h à 22h sur la piste de la Muette dans le 16e. Il faut donc prévoir un bon goûter pour encaisser le rythme ! « Nous disposons d’une salle, où nous allons de 19h à 20h30 le mercredi et de 21h à 22h30 le jeudi, continue Goyan. Le dimanche, nous partons en vallée de Chevreuse, au sud de Paris, de 10h à 12h30, et le samedi à Longchamp de 13h à 15h. Nous avons aussi des Vétérans qui roulent à la frontale à Longchamp les mardis et jeudis de 20h à 21h30 ! » Les horaires « décalés » sont presque une obligation quand on habite et/ou travaille à Paris, pour être sûr de rassembler tout le monde à l’entraînement…

Les infrastructures dont disposent les Pucistes sont assez variées puisqu’ils occupent une piste plate bitumée de 200m (La Muette, 16e arr.) depuis 5 ans et qu’ils sont accueillis dans un gymnase dédié au roller hockey depuis 3 ans (Cerdan, 13e arr.), ainsi que dans le gymnase Rodin (13e arr.). « Hélas, nous n’avons que 3h par semaine dans ces deux gymnases pour… 120 patineurs, déplore Goyan. Avec un créneau de plus, nous aurions 30 patineurs supplémentaires ! » Ce manque de structure ne nous permet pas d’accueillir d’enfants les mercredis après-midi par exemple…. La proximité de la vallée de Chevreuse, un « spot » bien connu des patineurs franciliens, mais aussi de l’hippodrome de Longchamp (autour duquel il est possible de se faire drafter par les vélos), demeure un sacré avantage !

Les « violets » ont obtenu de bons résultats ces dernières saisons : une troisième place sur la Coupe de France Marathon Roller en 2014 pour les garçons, des podiums sur les 24H et les 6H, des médailles aux France marathon 2013 pour Marine Thiébault et Caroline Jean, et un titre mondial Master au marathon en 2014 pour Caroline ! Le club en est sorti comblé !

Comment s’annonce la saison 2015 ? « Cette année, nous partons pour nous faire plaisir sur les 6H, sur les marathons, sur le Roll’Athlon100 et sur les courses piste et route (souvent régionales) » lance Goyan. Nous allons essayer de faire des podiums sur les courses d’endurance individuelles et par équipe, comme en 2014 ! Sinon, il nous incombe de réussir la 3e édition des 6H de Paris, le 2 août ! »

Le club compte sur chaque patineur pour apporter sa pierre à l’édifice, soit en équipe, soit en participant au CA, soit en aidant les 6H de Paris… soit en rapportant des médailles ! Il s’est donné les moyens de ses ambitions, notamment en s’équipant d’un minibus pour réduire les frais. « Jusque-là et ça fonctionnera encore, nous utilisons le train, le covoiturage, le scooter pour certains et nos voitures », ajoute Goyan. Les Pucistes peuvent compter sur le soutien financier du CNDS et sur les partenaires généreux des 6h Roller de Paris.

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L’ambiance est top au sein d’un club formé par de nombreux groupes d’amis : certains se connaissent de longue date et font la fête ensemble. « Chaque année, de nouveaux patineurs et patineuses nous rejoignent et cela permet de découvrir d’autres sportifs et sportives, explique Goyan. Les entraînements sont généralement très suivis : nous comptons parfois plus de 30 élèves par séance en gymnase, preuve que cela plaît. » Personne ne se fait réprimander s’il arrive en retard : « nous préférons un patineur qui vient à la bourre plutôt que pas du tout, continue le coach. Là aussi c’est le côté parisien ! » Quelques patineurs sont très motivés dans le groupe compétition : ils sont capables de faire 5-6 séances par semaine, souvent en entraînement croisé (course à pied, vélo, ski de fond). Sinon le gros de la troupe s’entraîne trois fois par semaine.

Comment faire pour garder les troupes motivées et volontaires tout au long d’une saison ? « L’encadrement du club permet de créer cette émulation, les sorties sympas aussi (soirée patinoire, randonnée mensuelle, stage en Provence, sorties ski de fond, pot de fin de saison, etc.), raconte Goyan. » Au final, l’expérience, les ambitions, les exigences, tant sur les entraînements qu’aux compétitions, donnent le « La » à celles et ceux qui sont au PUC Roller. « L’événement des 6H de Paris a également contribué à conforter et souder les différents groupes de la section roller, qui se mettent en quatre pour faire que cette manifestation soit une des plus belles de France », conclut-t-il avec un large sourire.

A n’en pas douter, ces 6H Roller de Paris seront encore une fois cette année un franc succès, auquel la FFRS est heureuse de s’associer !

Le site du club : cliquez ici.

Les 6H de Paris (le 2 août 2015) : cliquez ici pour plus de renseignements.

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