« Seul un travail régulier et assidu aux entraînements est payant ! »

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Ce sont les femmes et les hommes de l’ombre, sans qui les performances des champions qu’ils suivent seraient certainement moindres. Elles et ils sont là pour guider, conseiller, encourager, faire progresser et apporter le petit plus qui fera la différence… Aujourd’hui, nous laissons la parole à Alain Pointard, l’un des deux entraîneurs du POL de Longjumeau (avec Cédric Fleury). Chargé de la préparation physique des athlètes au sein du club essonnien, Alain a co-mené les frères Péridy (Jean-Bernard puis Pierre-Yves) ou encore plus récemment Anaïs Laurent vers l’équipe de France, mais aussi Louis Bankowsky vers le record du monde des 6h solo. Dans cette interview, il nous parle du début de la saison 2015, du suivi des athlètes ainsi que des prochains objectifs qu’il s’est fixé avec ceux-ci.

 

Photo : Alain et sa fille Angélique Lejeune, vice-championne du monde Master 2015 à Dijon

Crédit photo : Nadège PHC

Bonjour Alain ! On peut considérer que la saison 2015 en est à ses deux tiers, mais il reste encore quelques objectifs importants dans les mois qui viennent. Aujourd’hui, quel bilan tires-tu de cette saison pour tes patineurs ?

Bonjour. Oui, les objectifs ont été atteints en partie. Le travail à l’entrainement, cette année, a été plus ou moins assidu à cause de handicaps divers (de nombreux athlètes ont eu des échéances scolaires importantes cette année, Anaïs Laurent est partie étudier à l’étranger, d’autres ont été blessé…).

Quels sont tes motifs de satisfactions personnels sur cette première grosse partie de saison ?

Mes motifs de satisfaction sont divers pour plusieurs athlètes qui avaient un objectif personnel, mais je ne citerai pas de noms pour ne vexer personne !

Est-ce que tu vois des choses à améliorer ou à changer d’ici à la fin de la saison ?

Oui je vois des choses à changer ou plutôt à rajouter, pour améliorer les performances de chacun et de chacune. Mais ça serait se vanter de dire que je vais y arriver, et surtout avec tous !

A titre personnel, cela fait combien de temps que tu entraînes des patineurs et comment est venue cette vocation ?

Je suis arrivé dans le monde du roller en 1988, à la suite du championnat d’Ile-de-France à Draveil, où mes enfants (Sylvain et Angélique) ont voulu faire la course des écoliers patineurs. Grâce à leurs bons résultats, ils ont voulu se mettre dans la compétition au club de Draveil. J’ai suivi, comme tous parents, et je me suis impliqué comme entraineur dès l’année suivante, en 1989, avec Daniel Zaninotto, avec une parfaite entente entre nous, lui étant plus technique que moi. Je n’ai suivi aucun exemple de qui que ce soit, suivant seulement mes propres observations, prenant des bases d’entrainement dans d’autres sports comme l’athlétisme et le cyclisme, bien entendu en tenant compte des entrainements en salle ou à l’extérieur qui sont différents.

« Les athlètes les plus faciles à coacher sont ceux qui te font confiance »

On a tendance à ne voir que les aspects positifs de la « fonction » d’entraîneur, à savoir les victoires et les podiums. On oublie parfois que c’est un travail de fond…

En effet, le travail est long avant d’arriver aux performances de chacun et de chacune… Je ne parle pas que des médaillés, mais de tous les autres qui cherchent à s’améliorer à leurs propre niveau : pour moi, ce sont des victoires en plus de voir leur satisfaction, ce qui m’anime tous les jours.

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Alain au milieu de ses athlètes au championnat de France route de Grenade

(crédit photo : Nathalie Dictus)

Quels sont les athlètes les plus « faciles » à coacher ? Et les plus « difficiles » ?

Les athlètes les plus faciles à coacher sont ceux qui te font confiance, qui subissent les entrainements et qui sont conscients que seul le travail paye, ceux qui possèdent un mental de gagnant et qui veulent réussir. Les plus difficiles à coacher sont ceux qui ne croient pas en eux, qui vivent dans le doute permanent… Je ne m’étendrai pas sur ce sujet !

Quels sont les objectifs ou les rêves qu’il te reste à accomplir dans ta carrière d’entraîneur ?

Les objectifs, je les ai atteints depuis longtemps concernant les résultats. A ce jour je n’ai aucun objectif sur mon avenir dans le roller. Seulement de faire évoluer tous patineurs, quelque soit leur objectif ainsi que leur niveau.

Qui sont tes meilleurs soutiens ?

La mairie est mon meilleur soutien, grâce à son investissement pour la piste et la salle. Ainsi que les athlètes qui veulent s’entrainer.

Quel message voudrais-tu leur faire passer pour conclure ?

Le message à passer : seul un travail régulier et assidu aux entrainements est payant !

Merci Alain, et bonne chance pour la suite avec tes athlètes !

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Alain a aussi coaché le MRS aux 24h du Mans cette année