Elle sera l’une des grandes absentes du Trophée des 3 Pistes qui débute demain, à cause d’une mauvaise chute… Et pourtant, à juste titre, elle était parmi les favorites.

Déborah Marchand a en effet gravi tous les échelons en 2014, jusqu’à obtenir une médaille de bronze en individuel au championnat du monde de Rosario. A juste titre, elle aurait pu se reposer un peu sur ses lauriers. Mais la Nantaise de l’ASTA a choisi cet hiver de tenter l’aventure néo-zélandaise. Alors que la saison reprend à peine, elle revient sur cette aventure et annonce ses futurs objectifs…

 » J’espère gravir les échelons petit à petit tout au long de la saison « 

Bonjour Déborah. Comment s’annoncent les premières échéances de la saison pour toi ?

Bonjour. Pour cette nouvelle saison, je vais commencer par faire les coupes d’Europe « classiques ». J’espérais participer aux 3 Pistes, mais malheureusement j’ai chuté il y a une semaine et je n’ai pas encore récupéré. Je vais participer à la coupe d’Europe de Geisingen, à celle de Gross Gerau et celle de Heerde. J’ai la chance de faire partie de l’équipe internationale Powerslide, donc je vais pouvoir apprendre au sein de l’équipe. Pour le moment, je ne vais pas miser sur « une grande forme », mais j’espère acquérir beaucoup d’expérience pendant les courses et gravir les échelons petit à petit tout au long de la saison.

Cet hiver, tu es partie plus d’un mois en Nouvelle-Zélande. Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

C’était une expérience très enrichissante. La Nouvelle-Zélande est vraiment un pays qui vaut la peine d’être visité. Les paysages sont vraiment idylliques. La famille Begg s’est occupée de moi pendant le séjour donc je me suis entrainée avec leur club. Ça change beaucoup de ce que je connais au Pôle de Nantes et de ce que je fais en France. Ce qui m’a le plus marqué, c’est que tous les jeunes de 5/10 ans faisaient les mêmes entrainements que nous. On allait très souvent faire du vélo accompagné par eux.

D’ici, on a l’impression que le roller au pays du Long Nuage Blanc, c’est surtout la famille Begg et Peter Michael : tu confirmes ?

En effet, le plus gros club en Nouvelle-Zélande est celui de la famille Begg. Ils entrainent et dirigent le club. La famille est très investie. Cette année, tous les championnats nationaux (de l’indoor au marathon) se déroulaient dans la ville du club de South Canturbery à Timaru. Leur vie tourne autour du roller. Par exemple, Bill Begg et Cheryl Begg, les parents de Nicole, ont une très grande maison et accueillent tout au long de l’année des patineurs du monde entier (Suisse, Indiens, Allemands, Chinois…).

La famille de Nicole est très connue à Timaru. Ils sont soutenus médiatiquement et ont quelques sponsors locaux qui leur permettent d’organiser chaque années le « Tour of Timaru ». C’est une compétition d’une semaine environ avec des épreuves qui sortent de l’ordinaire : un 200m chrono dans un parc en côte, des épreuves d’obstacles autour d’une usine à bière…

J’ai pu me rendre compte qu’en France, nous sommes bien aidés par la Fédération. Les Néo-Zélandais sélectionnés pour les championnats internationaux doivent financer leur voyage en totalité. Ce qui les laisse réfléchir a deux fois avant d’y participer !

En revanche, je n’ai pas eu l’occasion de côtoyer Peter Michael, car il était en Europe il me semble. Cependant, il reste un exemple et une fierté pour le monde du roller en Nouvelle Zélande.

Sur un plan personnel, as-tu modifié/amélioré des choses dans ta préparation actuelle ?

En rentrant de Nouvelle-Zélande, je n’ai pas eu envie de modifier ma préparation car je ne suis pas sûre qu’une préparation « néo-zélandaise »me conviendrait forcément. J’étais heureuse d’avoir appris des choses et de m’être entraînée un mois au soleil, mais je suis rentrée et j’ai vite repris mes habitudes avec le Pôle.

Comment parviens-tu à rester motivée tout au long de l’année – et cette année encore – sachant que l’échéance ultime (le championnat du monde) se déroulera encore une fois en novembre ?

Je me fixe des objectifs pour être toujours motivée. Je ne me pose pas vraiment de question sur ce point en fait : je veux seulement être prête pour les épreuves les plus importantes comme les championnats d’Europe et du monde, d’autant plus que si je suis sélectionnée, ce sera dans la catégorie Sénior. J’aurai sans doute une semaine de repos après le championnat d’Europe si je vais au championnat du monde. Ça me permettra de me ressourcer pour entamer une « nouvelle saison ».

Et bien merci Déborah pour ta disponibilité et bonne récupération donc !