L’équipe de France s’est qualifiée pour la finale des championnats du monde à Rosario en Argentine. Au terme d’une large victoire 8-2 maitrisée de bout en bout, les jeunes tricolores accèdent pour la seconde année consécutive en finale. Ils retrouveront la République Tchèque, qu’ils avaient battu à Toulouse en prolongation en demi-finale, déjouant tous les pronostics.

Une première mi-temps en Patron

Face à face, c’est la France qui gagne le premier engagement. Quelques instants plus tard les Bleus posent leur première supériorité numérique. Si cette dernière ne s’avère pas efficace, c’est juste à la fin qu’Yves Perrot ouvre les hostilités, aidé par le capitaine Clément Belot. Les Tricolores n’ont pas le temps de profiter de cet avantage,  l’Italie répliquant 5 secondes plus tard. Il n’y a pas de round d’observation, les bleuets ne veulent pas lâcher ce match et reprennent l’avantage sur une erreur défensive adverse, Marius Godano finissant le travail d’Adrien Desoppis.

Le jeu se calme un peu, la possession est française, mais les shoots ne trouvent pas encore suffisamment le cadre. Clément Belot lance Yves Perrot, alors en marche arrière, qui se retourne et contourne le gardien sur son côté droit pour le 3 à 1. Le changement de gardien et le temps mort demandé pour l’Italie n’y font rien, Lucas Mousset trouve entre les bottes la solution pour le 4ème but. Aussi impressionnant que la République Tchèque qui a littéralement écrasé les USA 11-1, la France ne laisse à rien à ses adversaires.

La nouvelle supériorité tricolore à 13 minutes de jeu donne pourtant des frayeurs, l’Italie partant à 2 contre 1, mais Bastien Chaumet  stoppe la déviation. La France se dirige vers la pause avec un but de plus grâce au capitaine Belot, qui après avoir couché le gardien au sol, fait le tour de la cage et loge le palet au fond des filets. L’Italie, si brillante jusque-là, est complètement étouffée, ne prenant que 6 tirs durant la première période, contre 28 pour la France.

Festival offensif

Alors à 3 à la reprise, Chaumet repousse les tirs avant que Belot ne voit son dribble stoppé sur la ligne de but. Après Lafage, c’est Duchateau qui rejoint le banc des pénalités, sans que cela ne semble inquiéter le groupe à qui tout réussit. Les italiens parviennent pourtant à conclure cette pénalité pour le 5 à 2.  Les situations de powerplay tombent les unes après les autres, et la France à l’occasion de plier définitivement la rencontre. Le shoot de Desoppis frappe d’abord le bas du poteau avant que les 3 tirs suivants ne soient déviés. Alors entouré de 2 joueurs devant la cage, Marius Godano trouve quand même l’espace de dribbler le goal. Un cinglage sur la cuisse de Clément Bélot permet à la France de jouer à 5 et faire tourner le palet, puis de jouer à 4 contre 2. Lafage se joue du gardien pour lui glisser un sublime balayé en pleine lucarne portant le score à 7-2 à 10 minutes du terme !! Dans la foulée Thomas Robert exulte après son shoot en décalage offert par Lucas Mousset.

La rencontre se clôture, les jeunes peuvent vibrer, ils offrent à la France une deuxième finale consécutive, pour la première fois dans notre sport. Il faudra encore se sublimer demain face à l’ogre Tchèque, qui semble encore plus fort cette année, et tellement intouchable. Mais c’était déjà le cas l’an passé, et l’on connait tous le résultat…

Interview de Clément Bélot (Capitaine de l’équipe de France) :

« On savait que c’était notre premier très gros match de championnat du monde. On a eu une poule facile. On a joué les Suisses en quarts, qui n’est pas non plus une grosse équipe, on est arrivé là (Cf. : contre l’Italie), pour moi c’était la dernière grosse équipe avec les Tchèques. On a commencé le match avec  du sérieux, appliqués en défense, on a mis les pions dès le début mais après ils se sont énervés, on n’a pas eu l’arbitrage avec nous, c’est un peu comme chaque match, on est la France, mais bon on a réussi à rester solidaires et ne pas s’énerver. On n’a pas répondu aux coups qu’on a pris et on a enfilé les perles,  maintenant à la fin ça fait 8-2 et demain on joue la finale contre les Tchèques, on leur met la même que l’année dernière. »